Auri Yusti a encouragé les créatrices à harmoniser leur présence en ligne avec la foi vivante et l’impact intentionnel.

Dans le dernier épisode de la série numérique Creative Disciples (« Disciples créatives »), la créatrice de contenu vénézuélienne Auri Yusti a encouragé les communicatrices chrétiennes à accorder la priorité au contenu authentique poussé par l’utilité plutôt que par l’esthétique superficielle.

Défenseure de l’évangélisation numérique et passionnée de croissance spirituelle holistique, Mme Yusti a conduit le troisième épisode intitulé « Contenu avec style et utilité ». Elle a rappelé aux créatrices que le vrai témoignage numérique commence par l’intégrité et l’honnêteté, mettant l’accent sur le fait que le réel impact du ministère en ligne ne se mesure pas par les algorithmes et les statistiques, mais par les vies que Dieu choisit d’atteindre.

« Tout ce que nous partageons sur les médias sociaux doit être cohérent avec notre réalité et avec notre mode de vie, a-t-elle dit. Quand nous prêchons quelque chose que nous ne pratiquons pas, le message perd de sa puissance, même s’il sonne bien. Ce n’est pas la perfection qui compte, mais l’honnêteté, l’authenticité. »

L’authenticité plutôt que la perfection

Mme Yusti a insisté sur la nécessité que les auditoires s’identifient davantage à de vraies personnes qu’à des représentations sans défaut.

« Les gens ne s’identifient pas à des femmes qui se présentent comme étant impeccables et parfaites, a-t-elle expliqué. Ils s’identifient à des femmes qui se montrent sous leur vrai jour, qui enseignent ce qu’elles vivent. »

Sa présentation a peint une distinction plus claire entre le contenu qui est seulement plaisant sur le plan visuel et le contenu dont l’intention se veut transformatrice.

« La belle communication inclut l’esthétique et les paroles plaisantes, mais souvent, le contenu est oublié. Quand nous communiquons pour être utiles, nous savons ce que nous voulons faire comprendre aux gens, ce que nous voulons leur faire ressentir et leur faire faire », a-t-elle dit.

Avant de créer du contenu, Mme Yusti recommande aux communicateurs de se poser trois questions directrices : Qu’est-ce que je veux leur faire comprendre? Qu’est-ce que je veux qu’ils ressentent? Qu’est-ce que je veux qu’ils fassent après avoir lu ou entendu mon contenu?

Elle a illustré une nuance par un exemple pratique : « Il y a une différence entre dire, “Occupez-vous de votre mariage” et dire, “Aujourd’hui, vous allez prendre dix minutes pour prier pour votre mari”. »

L’identité visuelle comme outil de communication

Mme Yusti a également souligné l’importance de la cohérence visuelle. Plutôt que de rivaliser avec le message, le visuel devrait le soutenir et l’améliorer.

« Le style visuel n’est pas de la vanité, a-t-elle souligné. Il soutient ce que vous dites. »

Elle a encouragé les créatrices à se définir une identité visuelle cohérente — y compris une palette de couleurs limitée, la typographie et le style vidéographique, afin de développer chez leur auditoire la reconnaissance et la confiance. « Quand vous utilisez toujours le même ton et des images similaires, votre auditoire vous reconnaît avant même de lire votre message », a-t-elle expliqué.

Le choix du bon style de contenu

Durant la session, plusieurs styles de contenu — informatif, éducatif, démonstratif (histoires), inspirant et divertissant — ont été présentés et une mise en garde a été émise contre le recours à la manipulation et à la pitié, lequel peut générer des vues, mais saper la crédibilité.  

« Ce type de contenu rejoint nos blessures, mais pas la vérité, a-t-elle dit. Nous pouvons l’utiliser avec parcimonie en présentant des témoignages, mais ce ne devrait pas être la norme dans notre contenu. »

La clarté de la voix, a-t-elle ajouté, rend les messages aussi compréhensibles que mémorables : « Quand vous savez qui vous êtes, ce que vous communiquez et pourquoi vous le faites, les gens ne feront pas que vous écouter, ils se souviendront de vous. »

Au-delà des indicateurs

Mme Yusti a rappelé aux créatrices que, bien que les statistiques puissent être utiles pour l’amélioration et l’organisation, elles ne doivent jamais devenir l’objectif.

« Oui, les chiffres sont nécessaires, a-t-elle dit, mais ils ne peuvent jamais devenir ce qui nourrit votre ego. »

« Ce qui compte réellement, ce n’est pas la façon dont les gens réagissent, mais qui le message atteint, a-t-elle souligné, encourageant la prière avant la publication : Priez pour que ce message, cette vidéo ou cet enseignement atteigne les personnes qui en ont besoin selon Dieu, car la réelle portée n’est pas déterminée par les algorithmes, mais par le ciel. »

Enfin, Mme Yusti a conclu en recentrant les créatrices sur le cœur du ministère numérique : « Quand Dieu est le centre, l’impact ne se mesure pas toujours en chiffres, mais en transformations de vies. »

La série de formation « Disciples créatives » se poursuivra la semaine prochaine, le 1er mars 2026.

Pour voir la série présentée en dix semaines, visitez le webcast.interamerica.org tous les dimanches à 11 h, heure de Miami, du 8 février au 12 avril 2026.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille