Le 16 avril 2023 | Silver Spring, Maryland, États-Unis | Rachel Ashworth
Ted Wilson, président de l’Église adventiste mondiale et des réunions printanières de 2023, a introduit le premier rapport officiel de « Recentralisation missionnaire » (« Mission Refocus » de son nom original), un « aspect très important qui est en train de devenir une norme dans toutes les divisions ». Puis il a ajouté, « La recentralisation missionnaire nous aide à achever l’œuvre de Dieu. Je crois fermement que la fin de ce monde est en vue et que Jésus va revenir bientôt. »
Erton Köhler, secrétaire de la Conférence générale et conseiller au Bureau de la Mission adventiste, a présenté le rapport sur la Recentralisation missionnaire lors du deuxième jour des réunions printanières, soit le 11 avril dernier.
« La recentralisation missionnaire est-elle un projet? Une initiative? De quoi s’agit-il exactement? Oui, c’est un projet… une initiative, un mouvement, mais plus que tout, la recentralisation missionnaire est un appel à l’intégration », a dit le pasteur Köhler en introduction.
Erton Köhler, secrétaire de l’Église adventiste mondiale, présente le concept de « Recentralisation missionnaire » lors des réunions printanières de 2023. [Une photo d’Enno Müeller/AME]
L’integration a été soulignée tout au long du segment, le pasteur Köhler ayant appelé les dirigeants adventistes du monde à se tourner vers la mission prophétique de l’Église lors des crises et des conflits.
« Derrière ce mouvement se cache un mouvement prophétique. Au moment où ce monde tombe en ruines — désespérément — Dieu élève un mouvement au sein duquel nous travaillons de manière intégrée. »
Cette intégration, a-t-il noté, constitue une collaboration à laquelle toute l’Église doit participer, sans devenir complaisante et sans célébrer le retour de Jésus qu’en nous basant sur les signes négatifs que nous voyons tout autour de nous, mais en nous souvenant du « principal signe, du signe positif d’une Église qui se lève avec force pour accomplir la mission. »
Tout au long du rapport sur la Recentralisation missionnaire, les membres du comité exécutif se sont fait rappeler l’importance du mouvement. Le pasteur Köhler a bien expliqué comment l’initiative avançait à l’échelle mondiale grâce à deux principales étapes, ou « ailes ».
Les dirigeants des divisions de l’Église mondiale ont symboliquement adopté des pays en choisissant leur drapeau lors du Concile annuel de 2022. [Une photo d’Enno Müeller/AME]
La seconde aile nécessaire à la mobilisation de la Recentralisation missionnaire dans tous les territoires du monde consiste à adopter des régions non atteintes et peu atteintes en accordant d’abord la priorité à 30 groupes attentivement choisis. Le rapport a identifié dix pays, dix régions urbaines et dix peuples dans trois fenêtres missionnaires : la 10/40, l’urbaine et la post-chrétienne. En commentaire de ce plan d’action, le pasteur Köhler a dit ceci : « La Recentralisation missionnaire n’est pas un projet que nous organisons et lors duquel nous attendons quelque chose de votre part. Nous n’avons aucune limite de temps, aucun nombre de personnes à atteindre. Nous n’avons pas de lieux précis à adopter ou où vous envoyer. Nous tentons simplement de développer une culture missionnaire à l’échelle planétaire où tout le monde aide tout le monde, car notre mission mondiale, c’est la responsabilité de tous. »
Le pasteur Köhler a invité Roger Caderma, président de la Division du sud de l’Asie et du Pacifique (SSD), à parler de l’effet de la Recentralisation de la mission sur son territoire depuis son introduction lors du Concile annuel de 2022.
Les peuples adoptés et d’autres groupes nécessitant une adoption. [Une image de la présentation sur la Recentralisation missionnaire lors de la réunion printanière de 2023]En décrivant la façon dont la SSD s’est organisée et a encouragé ses établissements à s’impliquer dans la mission, le pasteur Caderma s’est souvenu d’un sommet missionnaire en Thaïlande visité par quelque 500 dirigeants d’église de partout sur le territoire de la division. Durant l’événement, a-t-il dit, « une simple incitation : acceptez le défi de l’Église mondiale ».
En réponse à ce défi, la SSD s’est engagée à envoyer un total de 52 missionnaires, dont 18 ont quitté le territoire de la SSD pour visiter les plus vulnérables, les régions non atteintes et peu atteintes.
Pourquoi la SSD est-elle aussi dévouée à cet effort? Le pasteur Caderma a raconté aux membres du comité exécutif l’histoire de George Irwin, qui s’était rendu, en 1904, à Silver Spring, dans l’État américain du Maryland, pour la réunion printanière. Il venait d’Australie. Étant resté à Manille pendant huit jours durant son périple, il a pris connaissance de la nécessité de répandre l’Évangile aux Philippines.
Cette année-là, George Irwin a demandé à la Conférence générale d’envoyer quelqu’un dans la région du Sud-Est asiatique — un appel auquel Robert Caldwell a répondu. Ce dernier est devenu le premier missionnaire aux Philippines, et grâce à ce seul engagement, les Philippines comptent maintenant 1,4 million de croyants adventistes.
Les pays adoptés et un autre pays nécessitant une adoption. [Une image de la présentation sur la Recentralisation missionnaire lors de la réunion printanière de 2023]
Le pasteur Köhler a répété son appel en reprenant la parole, exprimant, avec le comité exécutif, les besoins actuels.
En ce moment, seuls quatre des dix peuples cibles sont adoptés par une division, une organisation ou une entité de la Conférence générale. Neuf des dix pays sont adoptés; trois des dix régions urbaines sont adoptées et tous les autres lieux actuellement en priorité sont adoptés.
Les régions urbaines adoptées et d’autres régions urbaines nécessitant une adoption. [Une image de la présentation sur la Recentralisation missionnaire lors de la réunion printanière de 2023]
Le pasteur Köhler a conclu son rapport sur la Recentralisation missionnaire en clarifiant une chose : l’initiative est plus qu’un mouvement. C’est un appel à l’Église mondiale de se tourner vers le retour et la mission de Jésus. Il a appelé tous les membres, les organisations, les entités, les divisions, les unions, les riches et les aptes à recentraliser leur attention sur la mission de Dieu.
Pour adopter un peuple, un pays ou une région urbaine vulnérable ou un autre lieu, et pour consacrer vos ressources au partage de l’Évangile avec ces âmes sous atteintes, contactez le bureau de la Mission adventiste.
Découvrez-en davantage sur Mission Refocus dans ce numéro spécial du magazine Mission 360 et dans le numéro d’avril 2023 de l’Adventist World.
Traduction : Marie-Michèle Robitaille