Les équipes humanitaires régionales demeurent en alerte malgré les prédictions d’une saison d’ouragans sous la normale dans l’Atlantique.
Le 3 juin 2026 | Miami, Floride, États-Unis | Bureau régional interaméricain d’ADRA
À l’aube officielle de la saison 2026 des ouragans dans l’Atlantique, le Bureau régional interaméricain d’ADRA a confirmé son engagement à protéger les communautés vulnérables du Mexique, d’Amérique centrale, des Caraïbes, de la Colombie et du Venezuela, quelles que soient les prédictions saisonnières.
En effet, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) prévoit une saison 2026 d’ouragans plus calme que la normale dans l’Atlantique, soit de 8 à 14 tempêtes portant un nom, dont 3 à 6 ouragans et 1 à 3 ouragans majeurs de catégorie 3 ou plus. Selon la NOAA, la diminution de l’activité orageuse est grandement liée au développement de conditions de type El Niño en dépit de températures de l’océan Atlantique légèrement au-dessus des normales.
Bien que les prévisions paraissent rassurantes d’un point de vue statistique, le Bureau régional interaméricain de l’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) incite ses partenaires, ses donateurs, ses homologues gouvernementaux et la population à éviter la complaisance. L’agence a publié une déclaration afin de marquer le début officiel de la saison des ouragans le 1er juin et de confirmer sa pleine préparation opérationnelle dans la région.

Les effets de l’ouragan Melissa en Jamaïque en novembre 2025. [Une photo de Migue Roth ©/ADRA]
L’histoire a maintes fois démontré — de l’ouragan Maria en 2017 à l’ouragan Iota en 2020 — qu’une seule tempête puissante frappant un pays vulnérable peut déclencher une crise humanitaire dont il faudra des mois, voire des années, à se remettre.
Pour des millions de gens sur le territoire interaméricain d’ADRA qui vivent dans des maisons inadéquates, qui n’ont pas un accès fiable à de l’eau potable et à la sécurité alimentaire ou qui résident dans des zones riveraines ou côtières à haut risque, une saison statistiquement « sous les normales » offre peu de réconfort. Selon ADRA, le même niveau de vigilance est requis chaque année.
« Des prédictions sous les normales ne justifient pas de baisser les gardes, mais nous rappellent que la nature ne suit pas les statistiques, a dit Rubén Ponce, directeur d’ADRA pour le territoire interaméricain. Quelque part dans notre région, des communautés sont à risque en ce moment même. Notre travail consiste à être prêts avant la tempête, a-t-il dit. ADRA interaméricaine maintiendra le même niveau de préparation opérationnelle et d’engagement cette saison que n’importe quelle autre année. »
Prêts à agir tout au long de l’année
Depuis la fin de la saison précédente, le bureau régional et son réseau de bureaux nationaux dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud sont demeurés engagés dans des activités de préparation d’urgence.
Ces activités comprennent des exercices de simulation aux plans de réactions à des tests de stress sous des conditions réalistes de catastrophes, des ateliers pour plusieurs types d’intervenants, comme les autorités nationales de protection civile et les corps de coordination humanitaire, et la mise à jour des plans de contingence et des cadres d’intervention d’urgence.

Le personnel d’ADRA a mené une évaluation des besoins en Jamaïque après le passage de l’ouragan Melissa, soit en novembre 2025. [Une photo de Migue Roth ©/ADRA]
« Nos bureaux nationaux ont travaillé tout au long de l’année — pas en juin seulement — pour s’assurer qu’à l’arrivée d’une tempête, nous ne sommes pas bousculés, a dit Elian Giaccarini, coordonnatrice de l’intervention d’urgence du Bureau régional interaméricain d’ADRA. Nous avons testé nos plans, formé nos équipes, impliqué la population et solidifié nos systèmes. Nous sommes prêts à soutenir les gens de cette région. »
Capacité d’intervention immédiate et collaboration internationale
Le Bureau régional interaméricain d’ADRA a établi des systèmes pour permettre la mobilisation rapide après une catastrophe. Les bureaux nationaux ont ce qu’il faut pour évaluer rapidement les besoins et pour lancer des activités d’intervention dans les 72 heures suivant un événement majeur.
Si le niveau d’une catastrophe dépasse la capacité d’intervention nationale, les réseaux régionaux et le réseau mondial d’ADRA sont prêts à mobiliser davantage de personnel, de financement et de fournitures d’urgence à partir des sources internationales.
Par le biais du réseau mondial d’ADRA comptant plus de 118 organisations membres et partenaires institutionnels, l’agence peut rapidement solliciter de l’aide humanitaire quand les ressources locales sont submergées, garantissant ainsi l’aide nécessaire aux communautés affectées.
ADRA interaméricaine maintient également une coordination active avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, le Programme alimentaire mondial et d’autres organisations humanitaires dans la région pour soutenir les efforts d’intervention d’urgence lors des catastrophes majeures.
Un appel à l’action envers les donateurs et les partenaires
ADRA interaméricaine sollicite les donateurs, les agences gouvernementales, les organismes de financement et les organisations de société civile à soutenir la préparation et les initiatives d’intervention rapide tout au long de la saison 2026 des ouragans.
Le financement d’urgence mis en place d’avance permet une intervention humanitaire plus rapide et efficace durant les premiers jours critiques suivant une catastrophe, lorsque chaque heure compte.
Pour en apprendre davantage sur les opérations d’intervention d’urgence d’ADRA interaméricaine, sur les possibilités de partenariats ou sur les façons de contribuer, veuillez visiter adra.org ou contacter votre bureau régional directement.
À propos du Bureau régional interaméricain d’ADRA
ADRA interaméricaine coordonne les activités de l’Agence de développement et de secours adventiste au Mexique, en Amérique centrale, dans les Caraïbes, en Colombie et au Venezuela.
Le bureau soutient les bureaux nationaux d’ADRA en mettant en œuvre des initiatives de secours et de développement, en coordonnant des opérations d’intervention d’urgence et en améliorant la capacité humanitaire locale grâce à des techniques d’assistance et à la mobilisation des ressources.
ADRA est présente dans plus de 130 pays grâce à un réseau de près de 6 000 employés au service des communautés auprès desquelles ils réalisent une mission de justice, de compassion et d’amour.
Traduction : Marie-Michèle Robitaille