Les dirigeants ont mis l’accent sur les occasions de service volontaire et sur la mission interculturelle tant sur le territoire interaméricain qu’ailleurs dans le monde.
Le 1er juin 2026 | Port-d’Espagne, Trinité-et-Tobago | Royston Philbert et le département des actualité de la DIA
La Division interaméricaine (DIA) visant à recruter 2 000 volontaires d’ici 2030, les dirigeants adventistes du septième jour et les organisateurs de missions se sont rassemblés pour le Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle afin d’encourager les membres à pratiquer le service interculturel comme partie essentielle de l’accomplissement du mandat évangélique.
Tenu du 27 au 30 mai derniers à l’Université du sud des Caraïbes, le sommet a rassemblé des pasteurs, de jeunes adultes, des professionnels, des éducateurs et des membres laïcs afin d’explorer de nouvelles approches de service missionnaire volontaire, d’implantation d’églises et de ministère interculturel sur le territoire interaméricain et ailleurs.

Les options missionnaires offertes par VividFaith ont été soulignées lors de la « Parade des missions » du 30 mai 2026 à l’auditorium de l’Université du sud des Caraïbes lors du Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
D’après les organisateurs, le sommet représente un changement de stratégie concernant la façon dont la mission est comprise et mise en pratique sur le territoire de la division. Plutôt que de voir la mission principalement comme le travail des pasteurs et des employés de l’Église, les orateurs ont encouragé les délégués à voir chaque membre d’église comme un missionnaire outillé pour servir par le biais de sa profession, de son implication communautaire et de sa disposition à traverser les frontières culturelles, linguistiques et géographiques.
« Nous ne pouvons pas laisser la mission être la responsabilité de quelques personnes, a dit Fylvia Kline, gestionnaire de VividFaith à la Conférence générale (CG). Dieu a appelé chaque croyant à participer à sa mission. »
Mme Kline a présenté VividFaith, plateforme officielle de recrutement missionnaire de l’Église, comme un outil pratique servant à offrir aux membres disposés des occasions de service partout dans le monde. La plateforme soutient l’initiative Mission Refocus de la CG, laquelle cherche à envoyer les ressources et les membres de l’Église dans les régions ayant les plus grands besoins missionnaires.

Le pasteur Samuel Telemaque, directeur d’Adventist Mission pour la Division interaméricaine, a parlé d’élargir le service missionnaire volontaire et l’évangélisation interculturelle lors du Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle tenu à Trinité-et-Tobago du 27 au 30 mai 2026. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
Mobilisation des membres pour la mission
Le sommet s’est aussi concentré sur l’amélioration de l’accessibilité au service missionnaire par VividFaith. Les participants ont reçu une formation pratique sur la publication de possibilités missionnaires, le recrutement de volontaires et la connexion entre les candidats qualifiés et les besoins missionnaires dans le monde.
« Le volontariat a toujours fait partie intégrante du travail missionnaire, a dit Janelle Scantlebury-Smith, secrétaire adjointe de la DIA et ancienne coordonnatrice d’Adventist Volunteer Service. Les volontaires fournissent des ressources humaines requises dans les établissements adventistes et, souvent, à moindre coût, permettant aux ministères d’augmenter leur impact. »
Mission Refocus a augmenté ses besoins en volontaires prêts à service dans la fenêtre 10/40, dans les territoires vierges et les grands centres urbains, a-t-elle expliqué.
« Étant donné que la propagation de l’Évangile par le travail missionnaire accélérera le retour de notre Seigneur, nous avons un besoin urgent de volontaires prêts à répondre à l’appel », a dit Mme Scantlebury-Smith.

Fylvia Kline, coordonnatrice de VividFaith à la Conférence générale, a parlé d’augmenter le nombre d’occasions missionnaires volontaires lors du Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle à Trinité-et-Tobago. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
De nombreux membres d’église ne connaissent toujours pas les possibilités de service ou hésitent à cause d’inquiétudes liées à l’emploi, aux finances ou à l’engagement à long terme, a noté Mme Scantlebury-Smith. Elle a encouragé tant les professionnels que les personnes retraitées, tant les étudiants universitaires que les membres laïcs à considérer la façon dont leurs compétences et leurs expériences peuvent faire avancer la mission mondiale de l’Église.
Plus de possibilités pour les jeunes adultes
Le pasteur Telemaque a encouragé les délégués à voir les jeunes adultes comme une force vitale à l’avancement de la mission dans la région et ailleurs dans le monde.
« Nos jeunes inscrits à l’école peuvent prendre une année sabbatique pour servir dans des endroits comme le Costa Rica, le Panama ou même Haïti, a-t-il dit. Il y a des possibilités pour les enseignants, les implanteurs d’églises, les travailleurs de la santé et bien d’autres types de personnes prêtes à répondre à l’appel de Dieu. »

Janelle Scantlebury-Smith, secrétaire adjointe de la Division interaméricaine, présente un exemplaire du livret missionnaire Passport to Mission de la Conférence générale à Esaïe Auguste, président de la Fédération de la Guadeloupe, entité de l’Union des Antilles françaises et de la Guyane, lors d’une séance de formation sur la mission bénévole. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
Pour atteindre l’objectif de la division d’envoyer 2 000 volontaires d’ici 2030, les églises et les autres établissements devront promouvoir intentionnellement les possibilités missionnaires et former de futurs missionnaires, a-t-il ajouté.
Le pasteur Telemaque a décrit VividFaith comme « un marché pour la mission », faisant le pont entre les besoins missionnaires et les personnes prêtes à servir dans diverses régions du monde.
« Le monde change, les gens se déplacent et nous avons besoin de pasteurs et de jeunes professionnels prêts à servir au-delà des frontières de leur pays, a-t-il dit. Quand ils rentrent à la maison, ils ont de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences et une perspective plus large qui fortifie l’Église autant que sa mission. »

Des participantes attentives lors d’un atelier sur le bénévolat de Mission Refocus à l’Université du sud des Caraïbes lors du Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle tenu du 27 au 30 mai 2026. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
Pour de nombreux participants, le sommet a ouvert de nouvelles possibilités d’expansion de l’engagement missionnaire au sein de leur territoire.
Selon Gail Smith-Anthony, de l’Union des fédérations des Caraïbes, la formation a permis de visualiser de nouvelles possibilités pour les jeunes Caribéens.
« Il y a une multitude de jeunes dans les Caraïbes prêts à s’impliquer dans des activités missionnaires à l’étranger, a dit Mme Smith-Anthony. De telles ressources sont un moyen pratique de les introduire à ces possibilités où leurs dons et leurs talents peuvent avoir un impact. »
Vincent Peterkin, de l’Université du nord des Caraïbes, a dit que la formation avait mis l’accent sur le rôle important que peuvent jouer les établissements scolaires et universitaires dans la formation de futurs missionnaires.
« Nous avons des jeunes talentueux qui cherchent un sens à leur vie et des occasions de faire la différence, a dit M. Peterkin. Grâce à de telles initiatives, ils peuvent découvrir que la mission ne se limite pas aux pasteurs, mais qu’elle est quelque chose dans laquelle chaque croyant peut s’impliquer dans le contexte de son appel professionnel et personnel. »

Le pasteur Daniel Martinez de l’Union du Panama, ancien missionnaire au Rwanda maintenant pasteur de district au Nicaragua, a assisté au Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle à Trinité-et-Tobago. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
Une église unie pour la mission mondiale
Les présentateurs ont noté qu’une autre grande dénomination religieuse déploie quelque 66 000 missionnaires à temps plein dans le monde alors que l’Église adventiste du septième jour en a actuellement plus de 3 000. Selon les dirigeants, une augmentation de la participation volontaire sera essentielle si l’Église souhaite étendre son empreinte missionnaire à l’échelle mondiale.
« Nous ne pouvons pas garder Jésus pour nous-mêmes, a souligné Mme Kline. Nos croyances ne laissent aucune place à l’exclusivité; nous sommes appelés à parler de lui à tout le monde. »
Lors du sommet, une collaboration spéciale a également été mentionnée entre la DIA et l’Union des missions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, car les dirigeants de l’Église cherchent à fortifier les partenariats interculturels et à multiplier les possibilités missionnaires dans le monde entier.
En effet, le pasteur Denis Sand, président de l’Union des missions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a encouragé les participants à adopter une vision plus large du service, allant au-delà de leur territoire et de leur culture.

Le pasteur Denis Sand, président de l’Union des missions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, s’adresse aux participants lors d’un atelier sur le service missionnaire bénévole au Sommet sur l’implantation d’églises et la mission interculturelle à Trinité-et-Tobago. [Une photo de Curtis Henry/DIA]
Les missions actuellement offertes sur VividFaith comprennent des postes d’enseignement, des rôles de service en ligne, des initiatives d’implantation d’églises et des projets communautaires sur le territoire de la DIA et ailleurs dans le monde.
Pour en savoir plus sur les possibilités missionnaires bénévoles, visitez vividfaith.com.
Traduction : Marie-Michèle Robitaille