De Tonga à Panama, les adventistes cherchent à atteindre la diaspora chinoise.

Des missionnaires d’origine chinoise entrent en contact avec leurs compatriotes dans leur langue. .
4 Aout 2026 | Marcos Paseggi, Adventist Review
Plusieurs dirigeants adventistes du septième jour, servant à l’Union Mission Chinoise basée à Hong Kong, se sont rendus dans le Pacifique Sud en juillet 2026 pour soutenir une initiative d’évangélisation dans la région. Ils ont été déployés dans le Royaume de Tonga et aux Îles Salomon, où ils sont allés vers la diaspora chinoise résidant sur place pour établir le contact avec elle.
L’équipe a bénéficié du soutien des dirigeants régionaux de l’Église dans leurs efforts visant à proclamer la bonne nouvelle de l’évangile « à toute tribu et toute langue. » Parlant couramment le mandarin, les membres de l’équipe ont échangé avec les résidents sinophones de Tonga et des Îles Salomon dans le cadre de l’initiative l’Union Mission Trans-Pacifique. Les territoires locaux ont assuré l’hébergement et le soutien logistique.

« Personne ne s’était jamais tourné vers les Chinois qui vivent à Tonga, » a expliqué un des membres de l’équipe. « Pourtant, ici à Nuku’alofa [la ville capitale du Royaume de Tonga], la plupart des petits commerçants sont chinois. »
Ce que font les missionnaires
Les membres de l’équipe ont expliqué qu’ils ont juste commencé à visiter les magasins, à frapper aux portes et à discuter avec les propriétaires, les invitant à découvrir la Bible et Jésus.
A Tonga, il n’existe qu’une petite congrégation chinoise d’une autre confession chrétienne. En dehors de cela, la plupart des chinois sont non-chrétiens ou alors pas religieux du tout, ont expliqué les missionnaires. Ce n’est pas facile, ont-ils reconnu, car les chinois sont connus pour être des personnes travaillant dur. « Ils commencent tôt le matin et leurs magasins restent ouverts jusqu’au soir, » a confié un missionnaire. « Il est donc plus difficile de trouver le temps de discuter de sujets spirituels. »

Cependant, à Tonga, une loi interdit tout travail le dimanche. C’est donc un jour que les adventistes peuvent utiliser pour aller à la rencontre des chinois et faire auprès d’eux du travail missionnaire, a-t-il expliqué. « C’est une opportunité pour nous de les inviter à étudier la Bible, » a-t-il dit.
Aller à la rencontre de la diaspora chinoise
Dans d’autres régions du monde, les membres adventistes se tournent vers la diaspora chinoise, lui témoignant leur amitié et faisant preuve d’attention à son endroit. En 2020, l’Église adventiste au Honduras a inauguré son premier centre communautaire pour la communauté chinoise à Tegucigalpa. L’objectif des dirigeants est d’exercer un ministère auprès des milliers de familles chinoises au Honduras.

L’objectif déclaré du centre est d’aider les adventistes à mieux connaître la culture chinoise et de proposer des services tels que des cours de mandarin pour permettre aux jeunes de renouer avec leur propre culture. Au centre de Tegucigalpa, des bénévoles organisent des cours d’espagnol, des cours de cuisine et des ateliers de style de vie sain. De plus, le centre propose une assistance juridique aux chinois de la région et sert de centre de loisirs, ont indiqué les dirigeants de l’Église.
Au service de 60000 personnes
Dans la ville de Panama, l’Église adventiste a également ouvert un centre au cœur du quartier chinois local. Ce centre a commencé à proposer diverses activités à la communauté depuis 2021, ont indiqué les dirigeants régionaux de l’Église.

À cette époque, Samuel Telemaque, alors directeur de l’École du sabbat pour la division, avait déclaré : « Lorsque les dirigeants sont correctement formés et ont une meilleure compréhension des différentes approches à utiliser pour porter le message à des groupes de population spécifiques, les efforts constants produiront d’importants résultats. » Samuel Telemaque est aujourd’hui directeur de Mission Adventiste pour la Division Inter Américaine (DIA). On estime à environ 60000 le nombre de chinois résidant au Panama et à 20000 le nombre de ceux qui vivent en République Dominicaine.
Cette même année, la DIA a organisé une semaine sur la mission avec des messages appropriés, dans le cadre d’une initiative de sensibilisation interculturelle visant à atteindre les communautés chinoises. Les présentations ont abordé des thèmes tels que la santé, la famille et l’argent, ont indiqué les dirigeants.

Prier et attendre la moisson
Aux Îles Salomon, le président de l’Union Mission Chinoise, Daniel Jiao, s’est également impliqué dans la démarche visant à aller à la rencontre de la communauté locale. Il a participé à la cérémonie de baptême du 18 juillet à Honiara, la capitale, où des centaines de personnes ont été accueillies comme membres d’église lors du dernier jour des efforts d’évangélisation dans l’archipel.
De manière générale, les missionnaires en visite reconnaissent que des défis importants demeurent lorsqu’il s’agit d’atteindre la communauté chinoise locale. Cependant, les missionnaires comprennent quel est leur rôle.
« Notre travail c’est de passer nos journées à semer, » a commenté l’un d’eux. « La moisson finira par arriver. »
Traduction: Patrick Luciathe

