Le gouvernement et des responsables religieux se joignent aux adventistes au Guatemala pour promouvoir la liberté religieuse
9 octobre 2026 | Ville de Guatemala, Guatemala | Gustavo Menéndez et Libna Stevens, Actualités de la Division Inter Américaine
Des responsables gouvernementaux, des professionnels du droit et des représentants de plusieurs communautés religieuses se sont joints à des dirigeants et à des professionnels adventistes du septième jour au Guatemala à l’occasion d’un congrès national dont l’objectif était de renforcer la liberté religieuse et d’aider les gens à rester fidèles à leurs convictions dans les milieux éducatifs et professionnels.
Parmi les participants il y avait des membres de la communauté musulmane, de l’Église du Plein Évangile et de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, ce qui témoigne d’un effort plus large visant à favoriser le dialogue interreligieux et la coopération en matière de liberté religieuse au Guatemala.

Pasteur Guenther García, président de l’Église adventiste du septième jour au Guatemala, a déclaré que cette rencontre était importante car elle renforçait les relations avec les représentants du gouvernement et de la société civile, tout en ouvrant le dialogue avec d’autres communautés religieuses.
L’Église a promu ce forum en partant du principe que la liberté religieuse doit être défendue partout dans le monde, a déclaré pasteur García. En défendant la liberté de conscience des personnes de toutes confessions, l’Église contribue également à préserver le droit des adventistes de vivre et de partager leur foi sans aucune restriction, a-t-il expliqué.
Des congrès similaires sur la liberté religieuse ont déjà eu lieu auparavant aux niveaux régional et national au Guatemala, ont indiqué les dirigeants de l’Église.

Des représentants du gouvernement et des membres de la communauté juridique guatémaltèque ont participé à une table ronde présidée par Maître Magda Urizar de López, directrice des affaires publiques et de la liberté religieuse de l’Église adventiste au Guatemala.
La discussion a porté sur la signification et le rôle de la liberté religieuse au Guatemala, sur les différentes façons dont ce droit peut être bafoué, ainsi que sur la manière dont les institutions peuvent mieux respecter les convictions religieuses des personnes qu’elles servent.
Les intervenants ont également abordé les difficultés rencontrées par les étudiants lorsque les exigences scolaires entrent en conflit avec leurs pratiques religieuses, et ont discuté des moyens de sensibiliser davantage le public à la protection de la liberté religieuse.
M. Ronald Portillo, député et membre de la Commission Parlementaire pour la Liberté Religieuse du Congrès de la République, a parlé de l’importance de préserver le droit de chacun à pratiquer et à exprimer ses croyances sans discrimination.

« Je crois en un Guatemala où la foi est respectée, où l’on peut vivre ses convictions et où la liberté est toujours protégée, » a-t-il ajouté.
Patricia Gámez, présidente de l’Association guatémaltèque du barreau et des notaires, a insisté sur le droit de chacun à professer sa foi.
Le ministre de l’Environnement du Guatemala, Edwin Castellanos, a également pris part à la discussion ; il a évoqué la foi et la responsabilité de prendre soin de la création de Dieu.
Pour pasteur García, le fait de réunir des responsables publics, des avocats, des professionnels adventistes et des représentants d’autres religions a été l’occasion non seulement de consolider des relations, mais aussi de dissiper les idées reçues.

Rester fidèles à leurs convictions
Parmi les dirigeants adventistes internationaux participant au congrès, il y avait le pasteur Elie Henry, directeur adjoint des Affaires Publiques et de la Liberté Religieuse à la Conférence Générale, et Balvin Braham, de la Division Inter Américaine.
Pasteur Henry a invité les professionnels à rester fidèles à leurs convictions, même lorsqu’ils se retrouvent dans des contextes où leurs croyances sont mises à l’épreuve.
« Vous êtes à Babylone, mais vous n’êtes pas de Babylone, » a déclaré Elie Henry aux participants, les exhortant à demeurer fermes dans leurs convictions.
Lors de son séminaire intitulé « Les Professionnels Adventistes et la Liberté Religieuse Intégrés à la Proclamation de l’Évangile, » Balvin Braham a invité les professionnels à faire de la liberté religieuse une partie intégrante de la mission de l’Église en défendant le droit de chacun à rechercher, à adopter et à exprimer ses convictions.

Les défis liés à la liberté religieuse ont pris une dimension personnelle lorsque Paulina Pérez et José Manuel Torres Tumax, deux étudiants universitaires, ont expliqué comment le fait d’observer le sabbat biblique, du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi, entraînait des conflits avec les exigences universitaires.
Pour parvenir à achever leurs études sans renoncer à leurs convictions sur le sabbat, Paulina Pérez a dû changer d’université, tandis que Jose Manuel Torres Tumax a déménagé dans une autre région du pays afin de trouver un environnement universitaire plus respectueux de ses croyances religieuses, ont indiqué les dirigeants de l’Église.
Maître Leslie Tzicap, avocate, a également raconté comment elle avait préféré démissionner de son poste plutôt que de renoncer à sa foi et à ses principes.
Ces expériences avaient pour but d’encourager les jeunes professionnels et les étudiants universitaires à prendre conscience qu’ils peuvent rester fidèles à leurs convictions religieuses tout en poursuivant leurs études et leurs carrières, a déclaré pasteur García.
Ce congrès avait pour objectif de sensibiliser davantage les étudiants et les jeunes professionnels aux questions liées à la liberté religieuse et de les encourager à rechercher des solutions adaptées lorsque leurs convictions entrent en conflit avec les exigences institutionnelles.

Ce congrès a également marqué un tournant personnel pour Maître Ana Cristina González, qui a répondu à un appel spirituel et a renouvelé son engagement envers l’Église adventiste à travers une profession de foi.
Ana Cristina González, qui a grandi dans la foi adventiste mais s’était éloignée de l’Église depuis plusieurs années, a déclaré que les témoignages de professionnels restés fidèles malgré des circonstances difficiles l’avaient amenée à réfléchir à son propre parcours spirituel.
« J’ai répondu à l’appel que Dieu m’adressait depuis un certain temps déjà : celui de faire preuve de courage et de poursuivre mon chemin en sachant qu’Il ne m’abandonnera jamais et qu’Il est toujours à mes côtés, » a-t-elle déclaré.
Sa décision a marqué son retour à une vie de membre actif au sein de l’Église et, a-t-elle déclaré, une détermination renouvelée à vivre sa foi tant dans sa vie personnelle que professionnelle.
En quête d’une plus grande protection de la liberté religieuse
Le congrès a également mis en lumière les mesures prises pour protéger les pratiques religieuses des élèves au Guatemala.
La circulaire VDEEA-01-2024 du Ministère de l’Éducation enjoint aux autorités éducatives de respecter la pratique religieuse des élèves. Cette directive a été signée par Edna Leticia Portales de Núñez, vice-ministre de l’Éducation Extrascolaire et Alternative, et Annelisse Lainfiesta Soto de Zepeda, vice-ministre de l’Enseignement Technique, avec l’accord de Claudia Ruiz Casasola de Estrada, alors ministre de l’Éducation.
Cette mesure revêt une importance particulière pour les étudiants adventistes qui pourraient être confrontés à des conflits liés aux cours du samedi, aux examens ou à d’autres obligations scolaires pendant les heures du sabbat.
Urizar de López a déclaré que des mesures de protection supplémentaires étaient encore nécessaires en dehors du système scolaire.
« Les efforts en faveur de la liberté religieuse se poursuivent afin de parvenir à un accord similaire dans l’enseignement supérieur et sur le lieu de travail, » a-t-elle déclaré.
Les dirigeants de l’Église ont déclaré que ce congrès avait renforcé les liens entre les professionnels adventistes, les responsables publics et les autres communautés religieuses, tout en ouvrant la voie à la poursuite du dialogue sur la liberté religieuse au Guatemala.
Les organisateurs ont indiqué que ces discussions se poursuivraient alors que l’Église cherche à sensibiliser davantage et à favoriser la prise en compte de la pratique religieuse au sein des universités et sur les lieux de travail.


