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Des jeunes participant au Congrès Européen de la Jeunesse Adventiste partagent leurs réflexions sur la lecture.

24 août 2026 | Valence, Espagne | Vanesa Pizzuto, Actualités de la Division Trans Européenne

L’édition 2026 du Congrès Européen de la Jeunesse adventiste (AYC) 2026 a donné aux jeunes non seulement une occasion de chanter à pleins poumons, menés par une équipe cosmopolite et extrêmement talentueuse de musiciens, ou d’apprendre auprès de théologiens et prédicateurs internationaux du calibre d’Ivana Mendez et de Damian Chandler, mais aussi – roulement de tambour – de lire un bon vieux livre au format papier !

Vous n’imaginez peut-être pas que les livres imprimés seraient populaires auprès de la génération Z et des enfants du Millénaire, deux générations qui ont grandi entourées d’écrans et avec un accès quasi illimité au contenu numérique. Pourtant, les livres physiques font leur grand retour entre les mains des jeunes lecteurs. Pour certains, ce qui les attire c’est précisément ce qui manque dans l’univers numérique : une pause dans les notifications, le défilement incessant et les écrans lumineux.

David Neal accueille les gens à la table où il dédicace des copies de son ouvrage Le Leader d’Aujourd’hui : 50 Principes Intemporels de Leadership lors du Congrès Européen de la Jeunesse Adventiste à Valence, en Espagne. [Photo : Simão de Abreu]

Ce retour au support papier s’inscrit dans un contexte d’intérêt plus large pour des expériences hors connexion plus authentiques. La préoccupation concernant la fatigue visuelle, conjuguée à une prise de conscience accrue de la manière dont les plateformes numériques recueillent et utilisent les données personnelles, ont également incité certains jeunes à repenser la façon dont ils consomment l’information et où ils puisent cette information.

Pour satisfaire cet appétit pour les choses tangibles, Safeliz, la maison d’édition adventiste en Espagne, et Stanborough Press, basée au Royaume-Uni, disposaient de stands dans le hall d’exposition du Congrès de la Jeunesse. Les maisons d’édition ont également organisé des séances de dédicaces, permettant aux participants de poser directement aux auteurs des questions personnelles sur des sujets tels que la peine et le leadership, transformant ainsi ce qui aurait pu être une simple transaction en un moment d’échange authentique.

Lors d’une rencontre avec le théologien allemand Frank Hasel, des jeunes ont posé des questions sur le chagrin, la grâce et la gratitude, des thèmes abordés dans son dernier ouvrage, Love Is: A Journey of Grief, Grace, and Gratitude (L’Amour c’est : Un Parcours de Peine, de Grâce et de Gratitude) (Safeliz).

Puis, le vendredi 7 août, le pasteur anglais David Neal a répondu aux questions sur le leadership biblique et a dédicacé des exemplaires du livre qu’il a coécrit, Le Leader d’Aujourd’hui : 50 Principes Intemporels de Leadership (Stanborough Press). Pour David Neal, la confiance et l’intégrité sont toujours au cœur du leadership, mais plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’être en contact avec des jeunes adultes.

« Dans le leadership, il ne s’agit jamais simplement d’occuper un poste ou d’avoir un titre. Il s’agit de refléter le caractère du Christ… D’après ce que j’ai constaté ici à l’AYC, les jeunes adultes d’aujourd’hui recherchent une personne en qui ils peuvent avoir confiance. Ayant grandi dans un monde où la confiance est fragile, ils valorisent l’authenticité. En Jésus, ils trouvent quelqu’un en qui ils peuvent vraiment avoir confiance et qu’ils peuvent suivre, » a-t-il déclaré.

David Neal dédicace un exemplaire du livre Le Leader d’Aujourd’hui : 50 Principes Intemporels de Leadership, lors du Congrès Européen de la Jeunesse Adventiste à Valence, en Espagne. Il est co-auteur de l’ouvrage. [Photo : Simão de Abreu]

Une génération de lecteurs post-numériques

Mais qu’est-ce qui pousse les jeunes ayant grandi dans un monde numérique à revenir au papier ? Au Congrès de la Jeunesse Adventiste, les réponses étaient aussi variées que les lecteurs eux-mêmes.

« Il y avait beaucoup de livres que je n’avais jamais vus dans mon église, car ils n’avaient pas été traduits. J’étais donc très content d’en trouver, » a dit Timi Bahun, venu de Slovénie pour participer au congrès et qui a passé du temps dans les stands de livres.

Pour Timi Bahun, l’attrait était aussi pratique. « C’est plus agréable [d’avoir un livre physique]. La lumière des écrans n’est pas bonne, surtout au réveil ou lorsque vous allez vous coucher, or ce sont les moments où je lis des livres habituellement. »

Pour d’autres, le choix du format est dicté par l’accessibilité. « J’ai des difficultés à lire car je suis dyslexique, c’est pourquoi moi, je préfère le format audio, » a dit Alīna Vanaga, originaire de Lettonie. Malgré cela, elle a visité les stands de livres du hall d’exposition car elle « souhaitait ajouter une Bible en anglais à sa collection, une Bible qu’il me serait plus facile de lire car la taille et l’espacement des caractères facilitent quelque peu la lecture et la compréhension du texte. »

« Lorsque je la lis, j’apprécie non seulement la Parole de Dieu, mais aussi le processus lui-même, » a-t-elle ajouté. « La sensation que l’on a en touchant la Bible, l’odeur des pages, le fait de les tourner une à une. Ce processus est pour moi spécial et personnel. Je ne ressens jamais une connexion aussi profonde avec Dieu autrement qu’en lisant la Bible. »

Pour Roberts Geide, également originaire de Lettonie, le choix est encore plus clair. « Je préfère les livres au format papier car je ne suis pas malade après avoir lu pendant plusieurs heures, » a-t-il dit. « Je préfère aussi lire sans être dérangé par des notifications. »

Pour David Neal, cet engouement pour les livres au format papier témoigne également de la façon dont les jeunes choisissent de consacrer du temps à la réflexion. « Pour moi, lire un livre au format papier, c’est créer un espace dans le temps pour penser et réfléchir. C’est là où je trouve des idées, c’est là que mon esprit s’ouvre à de nouvelles perspectives. C’est mon espace de réflexion. Voir aussi des jeunes s’intéresser aux livres est inspirant. »

La version originale de ce commentaire a été publiée sur le site d’informationsde la Division Trans Européenne.

Traduction: Patrick Luciathe