Pourquoi de nombreux jeunes ont-ils choisi de ne pas se faire baptiser lors du Congrès Européen

Ce n’est pas ce que vous pourriez penser, expliquent les dirigeants régionaux de l’Église.
18 août 2026 | Valence, Espagne | Marcos Paseggi, Adventist Review
L’édition 2026 du Congrès Européen de la Jeunesse Adventiste s’est achevé le 8 août à Valence, en Espagne, par un programme d’une journée entière comprenant des messages spirituels, des chants d’assemblée et une émouvante cérémonie de baptême. Si une vingtaine de jeunes ont décidé de s’engager envers le Seigneur par le baptême, beaucoup d’autres ont répondu à l’appel mais ont choisi de ne pas le faire devant les 3500 autres participants.
Pourquoi ? Il y a une raison à cela, ont expliqué les dirigeants régionaux de l’Église. Et ce n’est pas ce que vous pourriez penser.

Une expérience enrichissante
Cet important rassemblement a permis à de nombreux jeunes adventistes du septième jour, venus de près de 50 pays, de se rendre à Valence pour des activités physiques, mentales, sociales et spirituelles pendant plusieurs jours d’affilée. Les participants ont pris part à des défis physiques, ont pu choisir parmi de nombreux ateliers sur divers sujets et partagé des moments d’étude et d’échange bibliques dans un cadre favorisant les rencontres et les échanges internationaux.
Une fois de plus, l’Église adventiste en Europe a démontré que les chiffres ne disent pas tout. Les ateliers ont accueilli non seulement certains des plus éminents théologiens que compte l’Église adventiste, mais aussi des pasteurs qui exercent également comme thérapeutes pour les couples et les familles, des professionnels laïcs qui témoignent pour Dieu dans des milieux très sécularisés et des scientifiques proposant des pistes de réflexion alternatives au récit dominant sur les origines et l’évolution. Des professeurs de diverses écoles et séminaires de la région ont également partagé des réflexions pertinentes, étayées par la recherche, sur différents aspects de la vérité divine.

Les participants ont eu amplement l’occasion d’échanger avec les intervenants, de poser des questions et de demander des éclaircissements.
Un sondage informel mené auprès des participants a révélé une réponse commune : « Cela a été une expérience extrêmement enrichissante ; elle m’a ouvert l’esprit. »
Les méditations du matin, présentées par la professeure et pasteure Ivana Mendez, et les temps de réflexion du soir, animés par le pasteur et thérapeute familial Damian Chandler, ont invité les participants, principalement des étudiants, à réfléchir et à aller plus en profondeur dans la Parole de Dieu pour trouver des réponses. Selon les organisateurs, l’atmosphère a favorisé les liens avec d’autres jeunes partageant les mêmes valeurs, avec l’Église et avec Dieu.
Pourtant, bien que des dizaines de personnes aient pris position pour Jésus, tous ceux qui avaient étudié et étaient prêts ne sont pas pour autant entrés dans les eaux du baptême le 8 août.

Un accent mis sur la communauté de l’église locale
Daniel Duda, président de la Division Trans-Européenne, a expliqué les raisons de ces reports.
« Beaucoup de jeunes ont décidé de ne pas se faire baptiser ici à Valence car ils ont souhaité le faire devant les personnes qui ont compté dans leur vie, c’est-à-dire dans leurs églises locales, » a-t-il expliqué. Quelque part, a-t-il ajouté : « ils ressentent un lien très particulier avec leurs communautés locales et ont estimé qu’il valait mieux ne pas les priver de l’opportunité d’assister à ce moment spécial. »

Daniel Duda a expliqué que dans certaines de ces congrégations locales, les cérémonies de baptême avaient lieu très rarement. « Ce n’est pas souvent que la congrégation locale assiste à un baptême, » a-t-il dit. « Et ces jeunes souhaitent être baptisés par quelqu’un de proche d’eux, en présence de leur famille et de leurs amis. »
Daniel Duda a déclaré que le programme avait été extrêmement positif et inspirant, surtout pour les jeunes participants. « Dans certains pays, nous n’avons même pas 3500 membres baptisés, et très peu parmi eux sont des jeunes, » a-t-il reconnu. « Imaginez ce que cela a représenté pour ces jeunes d’étudier, de rire et de passer du temps avec des milliers d’autres jeunes comme eux. Ils ont vraiment eu le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand ! »
Traduction:Patrick Luciathe


