
Des adventistes du septième jour de tous âges défilent le long de la Vía España dans la ville de Panama le 22 août 2026, brandissant des pancartes dénonçant les violences physiques, psychologiques, verbales, économiques et sexuelles, dans le cadre de l’initiative Enditnow. Cette marche faisait partie des nombreuses activités organisées dans toute la Division Inter Américaine dans le but de sensibiliser la population à la maltraitance et à la violence et d’encourager la compassion dans les communautés locales. [Photo : Avec l’aimable autorisation de la Fédération Métropolitaine du Panama]
26 août 2026 | Miami, Floride, États-Unis | Libna Stevens, Actualités de la Division Inter Américaine
Des milliers d’adventistes du septième jour ont porté leur message contre la maltraitance et la violence au-delà des murs de leurs églises le 22 août, en descendant dans les rues, les parcs et les espaces publics dans toute la Division Inter Américaine (DIA) ; ils ont organisé des marches, des programmes communautaires, ont prié et ont accompli des actes de service, dans le cadre du sabbat spécial d’emphase Enditnow, une initiative mondiale de l’Église.
Des Bahamas et de la Caraïbe au Mexique, à l’Amérique Centrale, en passant par la Colombie et le Venezuela, des membres d’église ont porté des banderoles appelant à la fin de la violence, distribué des brochures, organisé des programmes éducatifs et apporté une aide alimentaire et matérielle aux personnes vulnérables.

Le 22 août 2026, des enfants et des jeunes défilent dans les communautés de la région de l’Union Mexicaine Inter Océanique, brandissant des pancartes contre la violence et la maltraitance, dans le cadre de la campagne Enditnow. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union Mexicaine Inter Océanique]
Pour Sandra Pinto, directrice des ministères de la femme et du ministère auprès des enfants et des adolescents de la DIA, voir ce message faire son chemin dans les communautés de l’ensemble du territoire était quelque chose d’important.

Des jeunes à Antigue, brandissent des pancartes où l’on pouvait lire « Brisez le Silence, Arrêtez la Violence » et « Les Mains Sont Faites Pour Aider, » lors du défilé dans les rues le 22 août 2026, dans le cadre de l’initiative Enditnow. [Photo : Vaughn Joseph]
Des jeunes, des femmes et des familles entières ont prié pour les personnes dans le besoin, distribué de la nourriture aux familles vulnérables et offert encouragement et conseils à ceux qui traversaient des moments difficiles, a-t-elle indiqué.
« C’était la foi qui sortait des murs de l’église pour partager la souffrance de la communauté, » a dit Sandra Pinto.

Des dizaines de membres d’église défilent dans les rues de Nassau, aux Bahamas, portant une banderole Enditnow et des pancartes appelant à la fin de la violence et de la maltraitance, avant de se rassembler pour une rencontre publique le 22 août 2026. [Photo : John Garcia]
À Nassau, les membres de la Fédération du Sud des Bahamas ont défilé le long d’East Street avant de se rassembler à Rawson Square pour une rencontre qui a été retransmise sur la radio nationale. Des responsables religieux, des militants et des représentants de la communauté ont abordé les thèmes de la violence conjugale, de la maltraitance subie par les enfants et des violences sexistes.
Ann Marie Davis, épouse du premier ministre des Bahamas, a déclaré aux participants que la compassion devait conduire à l’action.

Le président du sénat, J. Lashell Adderley, intervient lors du rassemblement Enditnow à Nassau, aux Bahamas, le 22 août 2026, et appelle les églises et les communautés à prendre position contre la violence et la maltraitance. [Photo : John Garcia]
Le président du sénat, J. LaShell Adderley, a invité les églises à reconnaitre leur responsabilité envers les victimes de maltraitance, tandis que Marissa Mason-Smith, présidente de la Commission pour la Protection Contre la Violence, encourageait les participants à continuer de parler et d’agir après la manifestation.

Les participants à la marche portent des pancartes dénonçant les violences faites aux femmes et aux enfants alors qu’ils défilent dans les rues du Panama, dans le cadre de la campagne Enditnow. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Panama]
Des manifestations publiques similaires ont eu lieu ailleurs sur le territoire.

Au Panama, des enfants reçoivent des informations sur la violence et sur les raisons pour lesquelles elle est inacceptable, alors qu’ils participent à une activité de coloriage le 22 août 2026. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Panama]
À Antigue et à Saint-Kitts, des marches ont été organisées par la Fédération des Îles Sous-le-Vent Sud en réponse aux préoccupations liées à la criminalité et à la violence. À Antigue, les participants se sont arrêtés à quatre endroits pour prier pour les victimes et leurs familles, tandis qu’à Saint-Kitts, des jeunes ont profité des pauses faites le long du parcours pour encourager leurs pairs à prendre soin de leur santé mentale. La couverture médiatique à la radio, à la télévision et en ligne a permis de relayer le message au-delà de ceux qui étaient présents physiquement.

Les membres d’église ont défilé dans les rues d’Antigue le 22 août 2026, en brandissant des pancartes contre toutes les formes de violence et de maltraitance, s’arrêtant en chemin pour prier pour les victimes et leurs familles dans le cadre de l’initiative Enditnow. [Photo : Vaughn Joseph]
Des centaines de personnes ont également défilé dans les rues de Nueva Concepción, dans le département d’Escuintla, dans le sud du Guatemala, où des marches pacifiques étaient accompagnées d’offres de services de santé et de programmes de sensibilisation. Des participants de tous âges ont distribué des brochures et ont porté des pancartes sensibilisant aux violences conjugales et sexistes.

Des membres d’église ont défilé dans le sud du Guatemala le 22 août 2026 pour encourager la prise de conscience au sujet de la violence et de la maltraitance. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Guatemala]
En Colombie, la compassion devient service
En Colombie, les congrégations ont traduit le message d’Enditnow en plaidoyer pour la cause et en services concrets.

Le 22 août 2026, des participants à une marche pour Enditnow, dans l’ouest du Venezuela, se mobilisent contre la violence et la maltraitance. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union de l’Ouest du Venezuela]
À Carthagène, 16 « paniers de réconfort » contenant de la nourriture, des produits d’hygiène et des messages d’espoir, rédigés par des enfants et des adolescents pour les personnes âgées, ont été distribués. À Santa Marta, les membres des Ministères des Femmes, les Éclaireurs et les Chefs Guides ont distribué des publications et des messages d’espoir dans la baie, tandis que sur l’île de San Andrés, des membres ont offert 100 repas et des vêtements aux personnes sans-abri.

À Carthagène, les membres des équipes des Ministères des Femmes et des Ministères des Enfants et des Adolescents partagent un moment avec une personne âgée lors de la distribution des « paniers de réconfort. » [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Nord de la Colombie]
Dans l’Union du Sud de la Colombie, le message de prévention est passé des chaires aux parcs et aux places publiques à travers des sermons, des programmes de l’école du sabbat, des séminaires, des ateliers, des marches et des actes de bienveillance.

À Bogota, en Colombie, des dirigeants d’église offrent un espace accueillant aux personnes ayant besoin de réconfort, avec une pancarte invitant les passants : « Si vous passez une mauvaise journée, asseyez-vous ici. » [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Sud de la Colombie]
Lady Oviedo, directrice des ministères auprès des enfants et des adolescents pour l’Union du Sud de la Colombie, a encouragé les parents et ceux qui ont la garde des enfants, premiers remparts de la protection de l’enfance, à éduquer, observer et agir.
« Un enfant qui souffre ne l’exprime pas toujours avec des mots, » a dit Lady Oviedo, encourageant les familles à ne pas garder le silence lorsqu’elles soupçonnent de la maltraitance, mais à la signaler et à chercher de l’aide.

Des membres d’église brandissent des pancartes après une marche communautaire en Colombie, où ils ont sensibilisé la population à la violence et à la maltraitance et prié pour les personnes dans le besoin. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Sud de la Colombie]
Au Mexique, les églises ont également adapté cette initiative à leurs communautés locales.
À l’église adventiste Mérida 61 dans le Yucatán, dans l’Union du Sud-Est du Mexique, près de 100 personnes ont participé à des ateliers et à une table ronde qui examinait différentes formes de violence du point de vue de professionnels de la psychologie, du droit et de la nutrition. Le pasteur local, Josué Contreras, a déclaré que traiter la violence contribue à renforcer l’image de l’église comme étant une communauté sûre pour les femmes, les enfants et les familles.

Les responsables des ministères de la femme dans l’Union du Sud-Est du Mexique dirigent une table ronde pour sensibiliser la population à la violence et à la maltraitance, dans le cadre de l’initiative Enditnow. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Sud-Est du Mexique]
Des programmes de sensibilisation ont également été signalés dans des églises du sud de la République Dominicaine.

À Chihuahua, au Mexique, des membres d’église tiennent une pancarte proposant de prier pour les personnes dans le besoin, tandis que d’autres offrent des repas chauds aux passants, dans le cadre de l’initiative Enditnow. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Nord du Mexique]
La mobilisation du 22 août s’inscrivait dans le cadre d’une campagne Enditnow d’un mois qui a débuté le 1er août dans toute l’Inter Amérique, avec des vidéos quotidiennes sur les réseaux sociaux, des réflexions, des défis de compassion et des ressources numériques encourageant les membres à détecter la maltraitance et à réagir concrètement.
Sandra Pinto a déclaré que la composante numérique était particulièrement importante car la maltraitance se développe souvent dans l’isolement. Partager des messages de compassion, des ressources et des encouragements, a-t-elle expliqué, peut contribuer à briser l’infamie qui accompagne les situations de violence et potentiellement mettre en relation une personne victime de maltraitance avec le soutien dont elle a besoin.

« Aimer Sans Frapper », « Plus de Violence » et « Halte à la Violence » faisaient partie des messages portés par des enfants lors d’un programme spécial Enditnow dans un parc à Toluca, dans l’état de Mexico, le 22 août 2026. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union du Centre du Mexique]
Mais l’engagement ne doit pas s’arrêter avec la campagne, a souligné Sandra Pinto. « La maltraitance est une réalité déchirante qui touche des millions de personnes chaque jour, » a-t-elle déclaré. « Nous ne pouvons pas laisser la compassion se réduire à un programme qui se déroule seulement un mois dans l’année. »
Faisant référence à l’appel biblique de Proverbes 31:8 invitant à ouvrir la bouche pour ceux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes, Sandra Pinto a déclaré que cette responsabilité allait bien au-delà des marches et des campagnes. « La vraie religion ne détourne pas le regard, » a-t-elle dit. « Elle reste, protège et restaure tous les jours de l’année. »

Les participants à la marche Enditnow descendent dans les rues en République Dominicaine, partageant des messages de compassion et appelant à la fin des violences et de la maltraitance. [Photo : Avec l’aimable autorisation de l’Union Dominicaine]
Enditnow est une initiative mondiale adventiste du septième jour qui sensibilise le public aux problèmes de maltraitance et de violence sous toutes leurs formes et invite les membres d’église à contribuer à la création de foyers, d’églises et de communautés plus sûrs. Par l’éducation, la prévention, la défense de la cause et le soutien concret, l’initiative encourage les adventistes à prendre la défense des personnes vulnérables, à réagir avec compassion et à aider à diriger les victimes de maltraitance vers les ressources et l’aide appropriées.
Michelle Greene, Cristin Serrano, Laura Acosta, Johana García, Kay White, Victor Martínez, Abdiel Patraca, Gaby Chagolla, et Bernardo Medina ont apporté des informations pour la rédaction de cet article.
Traduction: Patrick Luciathe