Une poignée de noix de Grenoble par jour pourrait rendre votre alimentation moins inflammatoire
Le 26 octobre 2026 | Loma Linda, Californie, États-Unis | Larry Becker, Actualités de l’Université de Loma Linda
Une nouvelle étude de la Faculté de santé publique de l’Université de Loma Linda (ULL) publiée dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics suggère que l’intégration habituelle de noix de Grenoble dans l’alimentation pourrait faire diminuer le potentiel inflammatoire du régime alimentaire global.*
L’indice inflammatoire de l’alimentation (IIA) est un outil de recherche qui permet d’évaluer si le régime alimentaire global d’une personne présente des caractéristiques associées à un potentiel inflammatoire plus ou moins élevé en fonction des aliments et des nutriments qu’elle consomme.
L’étude a révélé que les personnes âgées qui consomment quotidiennement 30 à 60 grammes de noix de Grenoble présentent des scores d’IIA légèrement inférieurs, mais statistiquement considérables, par rapport au groupe témoin. Ces résultats suggèrent que l’intégration de noix de Grenoble à l’alimentation pourrait faire diminuer le potentiel inflammatoire des habitudes alimentaires globales.

Ces résultats viennent s’ajouter aux conclusions antérieures de l’étude « Walnuts and Healthy Aging Study » (Étude sur les noix de Grenoble et le sain vieillissement), qui montraient que la consommation quotidienne de noix de Grenoble était associée à une diminution de plusieurs marqueurs circulants de l’inflammation. Pris dans leur ensemble, ces résultats suggèrent que l’intégration de noix de Grenoble à l’alimentation pourrait influencer à la fois le potentiel inflammatoire du régime alimentaire et les marqueurs biologiques de l’inflammation.
Ce dernier rapport s’appuie sur les données issues de plus de 20 articles de recherche publiés dans le cadre de l’étude « Walnuts and Healthy Aging Study », un essai clinique d’envergure mené pendant deux ans par des chercheurs de la Faculté de santé publique de l’Université de Loma Linda et de l’Hôpital clinique de Barcelone, en Espagne. Les deux équipes se sont concentrées sur l’étude des effets d’une consommation quotidienne de noix de Grenoble chez les personnes âgées. Cette étude a fait l’objet d’une subvention de la California Walnut Commission.
Cette étude récente a suivi 319 personnes âgées de Loma Linda, en Californie, pendant deux ans. La moitié d’entre elles ont été chargées de consommer de 30 à 60 grammes de noix de Grenoble par jour, tandis que les participants du groupe témoin se sont abstenus de consommer des noix de Grenoble et ont considérablement limité leur consommation d’autres types de noix. Aucun des deux groupes n’a reçu pour consigne d’apporter d’autres changements à son alimentation. Les participants ont rencontré les chercheurs à cinq reprises au cours de cette étude de deux ans et ont rendu compte des aliments et des boissons qu’ils avaient consommés au cours des 24 heures précédentes.
Conclusions des chercheurs
Au bout de deux ans, les participants ayant consommé des noix de Grenoble présentaient des scores d’IIA légèrement inférieurs, mais statistiquement considérables par rapport au groupe témoin. Sujatha Rajaram, professeure à la Faculté de santé publique, a dirigé cette étude à titre de chercheuse principale.
« Ce qu’il faut essentiellement retenir, c’est que l’intégration des noix de Grenoble à l’alimentation a été associée à une évolution vers un régime alimentaire moins inflammatoire, a-t-elle expliqué. Cela montre comment un choix alimentaire relativement simple peut contribuer à la qualité globale de l’alimentation. »
Lynnley Heuy Stern, l’une des principales coauteures de l’étude, explique que le paysage global de la santé publique met de plus en plus l’accent sur la prévention primaire et sur les approches favorisant un mode de vie plus sain. « Cette étude met en lumière une mesure simple et accessible que chacun peut adopter dans le cadre de la recherche d’approches plus inclusives et durables visant à adopter des modes de vie plus sains », a-t-elle dit.
Jayme Brisco, l’autre coauteure principale de l’étude, explique qu’il existe de nombreuses façons d’intégrer les noix de Grenoble aux aliments que l’on consomme déjà. « Certaines personnes concassent les noix et les ajoutent à une salade, a-t-elle dit. D’autres les ajoutent à leurs céréales du petit-déjeuner. Mais la solution la plus simple consiste sans doute à manger chaque jour une poignée de noix Grenoble en collation, en remplacement notamment des collations riches en sucre et en glucides raffinés. »
Mme Rajaram animera un colloque consacré aux noix qui mettra l’accent sur plusieurs résultats de recherche concernant leur impact sur l’alimentation et la santé en général. Ce sera lors du prochain huitième Congrès international sur la nutrition végétarienne, un événement hybride prévu du 14 au 16 mars 2027 à Loma Linda, en Californie, auquel il sera possible de participer en ligne.
*L. H. Stern, J. Brisco, K. Jaceldo-Siegl, D. Shavlik, J. Sabate, M. Serra-Mir, M. Cofán, A. Sala-Vila, E. Ros, M. D. Wirth, J. R. Hebert, S. Rajaram, « The Dietary Inflammatory Index Is Lower Among Healthy Older Adults Consuming a Walnut-Supplemented Diet. Ancillary Results From the Walnuts and Healthy Aging Randomized Controlled Trial », Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 28 août 2026 : 156835. doi : 10.1016/j.jand.2026.156835. Publication électronique avant impression. PMID : 42665183.
La version originale de cet article a été publiée sur le site des actualités du Centre médical de l’Université de Loma Linda.


